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Les sculptures de Michel Wohlfahrt
Parc Zoologique de Paris
Jusqu'au 28 septembre 2008
A l'intérieur du Parc zoologique de Paris, une exposition de sculpture de Michel Wohlfahrt. L'imaginaire de l'artiste est nourri de la forêt de l'enfance, d'un bazar enchanté. Ses personnages issus de petites histoires ordinaires semblent surgir du sol. Ce sont de longues figures filiformes, sculptures faites d'argile malmenée aux drapés légers, à la chair tourmentée Né en 1949, Michel Wohlfahrt a très vite une passion pour la terre. Après son Brevet de Compagnon Potier, il fait un court passage aux Arts Décoratifs de Strasbourg. Il décide de se consacrer entièrement à la sculpture en 1985, abandonnant définitivement la poterie. De nombreuses expositions personnelles et collectives se succèdent alors en France, en Suisse, en Angleterre. Michel Wohlfahrt souligne que ses personnages possèdent un mouvement presque instable, à peine perceptible qui les met dans un état de péril, de fragilité et les laisse en proie à une certaine tension intérieure.
PARC ZOOLOGIQUE DE PARIS
53 avenue de Saint-Maurice, 75012 Paris
http://www.mnhn.fr |
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Deuxième édition de la Nouvelle Biennale de céramique contemporaine
Découvrez les résultats et les expositions dans la ville de Vallauris
Jusqu'au 17 novembre 2008
Haut lieu de la céramique, Vallauris organise une biennale du genre depuis déjà 1968. Cette année, la ville de Vallauris a pourtant décidé de rajouter le mot "contemporain" à son titre, de confirmer sa nouvelle modernité et donc de rivaliser avec les plus grandes biennales internationales de céramique. Après la Chine en 2006 c’est la Suisse qui est l’invitée d’honneur de la manifestation. Un concours permet de mesurer la multiplicité des techniques de céramique utilisées dans 3 différentes catégories : le travail sur le contenant, un autre sur le design et enfin la travail sur la céramique architecturale, sculpturale ou conceptuelle.
Le musée Magnelli expose les travaux des trente participants au concours de la biennale 2008, tous européens. L’Anglaise Rebecca Catterall, lauréate 2006, occupe l’espace Grandjean, non loin de la très belle oeuvre de Richard Deacon au Musée national Picasso. La chapelle de la Miséricorde se partage entre Bean Finneran (États-Unis) et Piet Stockmans (Belgique), mais c’est la salle Eden qui habrite douze artistes et designers suisses. Enfin, deux expositions thématiques, l’une sur l’esthétique kitsch, l’autre intitulée « Design, sous quel motif ? ».
Vallauris, Biennale internationale de céramique contemporaine
Renseignements : + 33 (0)4 93 64 71 8317
http://biennale.vallauris.free.fr |
SÈVRES 1848 / 1897
DE L’AUDACE À LA JUBILATION
Du 21 novembre 2008 – 22 février 2009

Jardinière Chéret, 1884
Porcelaine nouvelle
H.24 cm ; long. 45 cm ; Larg. 47 cm
Musée national de Céramique (Inv. MNC 8489)
© Editions courtes et longues / M. Domage et N. Hoffmann, 2008
Une exposition consacrée à la production de la seconde moitié du XIXe siècle
Après la présentation des œuvres des années 1950 en 2006, puis de la production de 1920/1930 l’an dernier, la Manufacture nationale de Sèvres poursuit l’exploration de sa
prestigieuse histoire en présentant, à l’automne 2008, une exposition consacrée à la production de la seconde moitié du XIXe siècle. Entre la longue et féconde administration
d’Alexandre Brongniart (mort en 1847) et les transformations stylistiques radicales de l’Art Nouveau, la production qui s’étend de 1848 à 1896, du Second Empire à la Deuxième
République, reste encore méconnue et incomprise, malgré de récents travaux. Cette manifestation évoque sous des angles thématiques, les principaux aspects de cette riche
production et met plus particulièrement l’accent sur la recherche technique et le
renouvellement des décors qui en découle.
Le Second Empire, une période faste
La mort en 1852 du directeur de la Manufacture, Jacques Joseph Ebelmen, coïncide avec l’avènement de Napoléon III et la mise en place du nouveau régime impérial. Le savant Victor Regnault est alors nommé à la tête de la Manufacture. Rattachée dans le même temps à la Liste Civile de l’Empereur, l’institution peut continuer d’utiliser ses méthodes
artisanales, mener à bien des expériences techniques et artistiques et présenter des pièces remarquables lors des expositions universelles qui rythment la période. Forte du soutien de l’Empereur, qui achète en grand nombre ses plus belles pièces pour son usage ou ses cadeaux, elle connaît alors une période particulièrement faste ; on y compte près de trois cents personnes, chiffre le plus élevé de toute son histoire.
On produit de nouveau de la porcelaine tendre ; on ouvre un atelier de faïence et de terre vernissée, un atelier d’émaux sur métal on met au point la technique de la pâte-sur-pâte ; le goût pour le motif isolé s’impose ; autant de pistes qui s’amorcent pour renouveler la production.
Ces initiatives sont sans doute encouragées par le regain d’intérêt pour les arts décoratifs du XVIIIe siècle et le goût personnel de l’impératrice Eugénie. La plupart des pièces éditées alors en pâte tendre reprennent des formes issues des collections de la Manufacture, vases ou pièces de service. Les décors sont souvent des copies de tableaux anciens (Boucher, Fragonard ou Greuze, entre autres), ou des compositions dans le même esprit, dues à la nouvelle génération des peintres. Cependant, certains décorateurs cherchent déjà plus de modernité.
Dans tous les cas, ces productions – peu nombreuses au regard de la porcelaine dure – permettent à Sèvres de jouer un rôle important dans la redécouverte et la remise à l’honneur
de techniques anciennes tombées en désuétude. La Manufacture remplit ainsi l’un des rôles qui lui avaient été assignés, celui de venir en aide aux entreprises privées en menant des recherches longues et coûteuses dont elle communique généreusement les résultats.
La Troisième République et les inspirations nouvelles
Entre 1879 et 1891, la Manufacture se doit de fournir des pièces courantes et peu onéreuses destinées à servir de présents, lots ou trophées offerts par les divers services de l’Etat. Comme ces objets, souvent des vases, sont généreusement répandus, ce sont ceux que l’on a le plus l’occasion de rencontrer, ce qui fausse complètement l’image que l’on se fait de la production de Sèvres. En réalité, ils ne représentent qu’une faible partie du travail et la moins inventive.
On note pourtant, à partir de 1879, des recherches stylistiques d’autant plus variées que le directeur des travaux d’art, Albert Carrier-Belleuse, semble avoir laissé beaucoup de
liberté à ses décorateurs, tout en indiquant des principes généraux et en suggérant sans doute quelques procédés. Il utilise au mieux aussi bien des peintres anciens dans la maison qu’une nouvelle génération d’artistes issus de l’école ouverte au sein de la Manufacture, sur la recommandation de son Conseil de perfectionnement, formés aux principes contemporains de la composition décorative. Parmi les influences les plus sensibles, comme la Renaissance présente dans tout l’œuvre de Carrier-Belleuse, on voit alors s’exercer à Sèvres, celles du Japon et de la Chine. Grâce aux expositions universelles et à quelques marchands, les arts japonais sont de plus en plus connus et appréciés, donnant naissance à un courant décoratif nommé le Japonisme.
Même si la photographie y reste marginale, la Manufacture joue néanmoins un rôle fort peu connu mais important dans son développement, avec deux pionniers en son sein. Louis Robert, chef des ateliers de décoration, qui commence ses recherches dès 1851 et se trouve certainement encouragé par l’arrivée en 1852 du nouveau directeur, Victor Regnault, futur premier président de la Société française de Photographie. Regnault photographie essentiellement des paysages de Sèvres et des environs ; Louis Robertreprésente, pour sa part, ses collègues de la Manufacture, les modèles anciens alors exposés au Musée et les créations nouvelles, constituant ainsi une précieuse documentation.
Des prêts importants, des pièces inédites dans cette exposition
Une large part des pièces, souvent inédites, de cette exposition sont issues des collections du Mobilier national, partenaire historique et privilégié de la Manufacture complétée du
précieux concours d’institutions telles que le Musée des arts et métiers, les Arts décoratifs et le Musée national de céramique. Cet événement constitue une rare
occasion de renouveler le regard sur des œuvres alliant permanence et innovation.
Dans la collection Sèvres, une histoire céramique, aux Editions courtes et longues, un 3e titre consacré à cette période de la production de Sèvres sort en septembre. Beau livre, à
l’iconographie soignée, cet ouvrage met en scène les œuvres produites sur cette période, dans une appréhension plus large des arts décoratifs à partir de la création céramique. Il
rassemble les contributions de la commissaire de l’exposition, Brigitte Ducrot, d’Antoine d’Albis, président de l’association des Amis du Musée national de céramique et ancien chef du laboratoire de la Manufacture, de Tomoko Moéné, historienne de l’art, Jodie Wilkie du département XIXe de la société Christies New York, de Nicole Blondel experte, ainsi qu’un entretien avec l’expert et collectionneur Jean-Pierre Graff.
Galerie de la Manufacture à Sèvres
Aile gauche du Musée national de céramique
Place de la Manufacture, 92310 Sèvres (Métro : Pont de Sèvres)
Tous les jours, de 10 h à 17 h, sauf le mardi
Contact : +33 (0)1 46 29 22 10 / 22 00 |