L'ÉTÉ EN BREF :
Porcelaines de Jean Girel, Maitre d’Art :
« Le Jour et la Nuit » Les couleurs du noir et du blanc
Du 2 juin au 14 octobre


Exposition temporaire à la Maison de la Céramique.
Cette exposition à la Maison de la Céramique offre un bel aperçu de l’approche du matériau porcelaine par Jean Girel, céramiste installé en Bourgogne, près de Cluny. Synthèse entre le savoir-faire occidental et l’immense tradition de la céramique d’Extrême-Orient, la création de Jean Girel passe par l’élaboration de recettes de pâtes et d’émaux, de protocoles de cuisson, l’invention d’outils et d’instruments au fur et à mesure de ses exigences. Les porcelaines exposées à la Maison de la Céramique ont été spécialement créées par l’artiste pour ce lieu. L’artiste explique son envie de travailler sur le thème du jour et de la nuit. « La fascination pour les phénomènes a repris le dessus, le noir et le blanc sont devenus le jour et la nuit, opalescence et transparence d’un côté, obscurité et scintillement de l’autre. Des formes diurnes d’éclosion, d’ouverture, d’épanouissement, se sont imposées, légères comme l’aurore en face des formes denses de la nuit, refermées sur elles-mêmes, souterraines et célestes à la
fois ».
www.jeangirel.com
La Maison de la Céramique
Place du 8 Mai 1945
26240 Saint-Uze
Tél. 04 75 03 98 01
http://www.territoire-ceramique.com

Copyright Musée Guimet

Le Céladon
Malicorne Espace Faïence
Jusqu’au 2 septembre 2007


L’architecture remarquable de « Malicorne Espace Faïence », alliance du passé et du présent intègre une muséographie originale et moderne qui vous plonge au cœur de la tradition céramique. L’espace propose de découvrir tous les mystères du céladon jusqu’au 2 septembre prochain. Le céaldon, ce revêtement vitrifié venu d’Extrême-Orient fascine, inspire, stimule la créativité des céramistes contemporains : vert amande, vert de prune, vert bleuté, vert olive, vert clair, vert d’eau, vert turquoise… Les artistes déclinent ces nuances de vert les plus délicates selon leurs émotions. Le Céladon s’inscrit dans le cadre des expositions temporaires consacrées à la céramique contemporaine. Afin d’expliquer les origines du Céladon des pièces prestigieuses chinoises et coréennes du Ve siècle au XVIIIe siècle, seront exposées aux côtés des créations contemporaines.
Malicorne Espace Faïence
BP 10 rue Victor Hugi
72 270 Malicorne-sur-Sarthe
Tél : 02 43 48 07 17
http://www.espacefaience.fr

Les journées de la céramique
Du 5 au 8 Juillet 2007

La dixième édition des Journées de la Céramique aura lieu du 5 au 8 juillet 2007 sur la place St Sulpice à Paris dans le cadre de la Foire St Germain. Les habitués, venus des quatre coin de l’Europe, les collectionneurs, les chineurs ou encore les passants : tous se retrouveront pour partager leur passion de la céramique sur la place St Sulpice. Les grands noms de la céramique française seront comme à leur habitude présents : Claude Champy, Michel Gardelle, Agnès His, Brigitte Pénicaud, Johanes Peters, Hervé Rousseau, Catherine Vanier. Ces grands artistes parraineront un inconnu talentueux. Vous pourrez ainsi découvrir huit nouveaux artistes et huit nouvelles œuvres. Le plus important événement de la profession. Au programme : 90 céramistes français et étrangers seront présents, chaque céramiste présentera devant son stand une déclinaison personnelle de la « table du dimanche ». Un hommage sera rendu à Michel Lanos : avec une rétrospective sur 50 ans de céramique. Un Café céramique, vous permettra de choisir votre tasse, votre café ou votre thé. Un Atelier des enfants aura lieu chaque jour sur la place de 14h à 18h.
lieu : Place Saint- Sulpice, 75006 Paris
métro : St Sulpice ou Odéon
entrée : Gratuite
ouverture au public : 5 juillet de 13h à 20h 6, 7 et 8 Juillet de 11h à 20h


Le Musée de la Faïence de Marseille


Photo William Squittieri

Le musée de la faïence de Marseille a été ouvert au public en mai 1995, aménagé dans une prestigieuse bastide du XIXe siècle appelée le château Pastré. Situé entre mer et collines dans le parc de Montredon, le château Pastré fut commandité par un illustre armateur- négociant marseillais, Eugène Pastré (1806-1868) et son épouse Céline de Beaulincourt-Marles, pour satisfaire à l'art de vivre d'une époque où les réunions familiales rimaient avec festivités et réceptions mondaines.


Elevé sur les plans de l'architecte parisien Jean-Charles Danjoy ce château de “campagne”, achevé en 1862, dresse l'ordonnance d'une architecture polychrome rythmée de façades en courbes et contre-courbes percées de vastes fenêtres ouvrant sur la nature. Fidèle reflet de son temps, la décoration intérieure décline un éclectisme esthétique autorisant toutes les fantaisies.
La restauration et le réaménagement du bâtiment permettent aujourd'hui d'y exposer près de quinze cents pièces de céramique couvrant une période historique de sept mille ans. Le musée offre ainsi un large panorama des développements successifs de l'art de la céramique à Marseille, en Provence, en France et à  l'étranger du Néolithique ancien à nos jours.
La politique d'acquisition engagée par la Ville de Marseille depuis 1986, ainsi que plusieurs dons prestigieux consentis par de grands collectionneurs et amis de la faïence, ont permis d'enrichir ce fonds d'œuvres d'importance et de former un ensemble cohérent et représentatif de la faïence, marseillaise et provençale en ménageant des ouvertures à d'autres expressions de la création céramique en France et à l'étranger. Citons, à cet égard, la prestigieuse collection de faïence et porcelaine de Marseille du XVIIIe siècle réunie par Pierre Jourdan-Barry donnée successivement à la Ville de Marseille en 1995, 1998 et en 2006.

Préhistoire, Antiquité, Moyen Age, époque moderne
Le dépôt de céramiques préhistoriques, antiques, médiévales et modernes  exhumées à Marseille ou sur son territoire lors de récentes fouilles archéologiques, apporte un nouvel éclairage sur la céramique marseillaise trop souvent limitée à la seule faïence.
L'existence d'une poterie produite avant, durant, et après la fabrication de la faïence laissera entendre que celle-ci s'inscrit dans une longue évolution du travail de la terre dans cette ville. Les circonstances de l'introduction de cette technique au XIIIe siècle par des potiers venus d'Espagne, son déclin au XIVe, et l'essor d'une poterie vernissée au XVIIe siècle sont posés en introduction historique.

La faïence de Marseille, fin du XVIIe-XVIIIe siècle
L'art de la faïence réapparaît à Marseille à la fin du XVIIe siècle. Joseph Clérissy est le premier faïencier dont les œuvres sont identifiées avec certitude. Installé dans le faubourg appelé Saint-Jean-du-Désert, il développe une production dès 1679. Caractérisée par un goût des formes amples, de grandes dimensions où le décoratif spectaculaire prime sur l'utilitaire, cette production, poursuivie par François Viry et Antoine Clérissy jusqu'aux années 1720-1730, présente une palette de couleurs limitée au bleu et manganèse avec un usage de la polychromie avant 1697. Les décors peints, composés le plus souvent à partir de gravures, s'inspirent d'un répertoire iconographique étendu à caractère historique, mythologique, cynégétique, religieux, romanesque, exotique avec la reprise de sujets et motifs extrême-orientaux. On distingue ensuite la production des fabriques de Madeleine Héraud-Leroy et Louis Leroy qui débute en 1710. Deux styles différents caractérisent cette production à décor essentiellement de grand feu : au premier, influencé par Rouen où dominent les compositions rayonnantes à lambrequins ainsi que l'utilisation du bleu et rouge de fer, succède après 1750 un genre bien différent, mi-orientalisant mi-grotesque d'inspiration espagnole, associant harmonieusement sujets chinois, fleurs et végétation exubérante. Joseph Fauchier, autre faïencier  de talent, crée ses ateliers en 1732. Si les premières productions identifiées sont à décor Bérain ou rouennais, les œuvres des années 1745-1750 montrent d'autres sources d'inspiration avec l'introduction de l'ornementation rocaille et la peinture de fleurs. Coquilles, guirlandes, volutes de feuillage serviront désormais d'encadrement à des paysages animés. Aux sujets mythologiques succèdent rapidement scènes galantes et romanesques, aux petits bouquets, des fleurs jetées au naturel. L'habileté de ce faïencier ne se limite pas seulement aux accessoires de la table, elle s'exerce aussi dans le domaine de la statuaire et du trompe-l'œil. La deuxième moitié du XVIIIe siècle génère la création de quinze manufactures et l'apogée de la faïence de Marseille marquée par un remarquable épanouissement entre 1760 et l'aube de la révolution.
De cette époque, seules ont pu être identifiées les productions de quatre fabriques d'importance : celles de la Veuve Perrin, Gaspard Robert, Honoré Savy, Antoine Bonnefoy. Toutes quatre pratiquent la technique du  petit feu, vraisemblablement connue des faïenciers marseillais autour des années 1750 simultanément à celle du grand feu. C'est l'époque où l'on assiste à un renouvellement du répertoire ornemental et à l'élaboration d'une unité stylistique propre aux productions marseillaises caractérisées par l'élégance des formes et la diversité des décors peints. Si la Veuve Perrin est connue aujourd'hui de tous les amateurs pour la virtuosité de ses décors floraux, Honoré Savy pour ses qualités de dessinateur et par la réussite d'un vert qui lui est propre, Gaspard Robert, quant à lui, met au point une production de porcelaine en 1769 et excelle tout comme Antoine Bonnefoy  dans la peinture de paysage.
L'époque révolutionnaire annonce le déclin de cette brillante industrie : les guerres, la concurrence, les phénomènes de mode provoquent la fermeture des manufactures entre 1793 et 1806. La faïence cède le pas à la poterie vernissée comme en témoignent les œuvres produites par la fabrique de Joseph Henri Martin dans les années 1830.

La céramique provençale, fin XVII-XIXsiècles
À la présentation de la faïence marseillaise fait écho celle de la céramique provençale avec Moustiers où se développe, à la fin des années 1680, une prestigieuse production de faïence ininterrompue jusqu'en 1842. Reprise dans les années 1930, cette activité se poursuit encore de nos jours.
Établie sur le savoir-faire d'une famille de potiers, les Clérissy, Antoine, Pierre Ier, Antoine II, Pierre II, cette industrie florissante, qui n'occupe pas moins de huit fabriques et divers ateliers tout au long de cette période, génère l'éclosion d'un style dont les qualités graphiques et techniques font cortège à un répertoire décoratif imaginatif où fantaisie rime avec facétie et idylle avec exotisme. Ainsi, aux œuvres arborant armoiries, légendes mythologiques, scènes de chasse et décor Bérain peints sur un émail étincelant de la fabrique Clérissy, en activité jusqu'en 1783, succèdent celles de la fabrique d'Olérys et Laugier caractérisées par une palette polychrome où sont mis en scène médaillons et guirlandes, fleurs de jasmin et grotesques.

La création céramique en France, XIXe-XXe siècles
Les conditions de production ayant été profondément modifiées, la collection met en exergue les principaux développements de la création céramique en France. L'industrialisation autour d'ensembles significatifs d'Apt, Castellet, Aubagne, Creil, Montereau, Sarreguemines, Gien, Rubelles, Langeais ; dans les années 1850, l'apparition de la création individuelle de l'artiste-potier avec les pionniers et grands précurseurs de cette démarche, Avisseau, Ziegler, Deck suivis de Chaplet, Jeanneney, Dammouse, Delaherche, Cazin, Metthey, Massier, Lachenal dont les recherches et styles illustrent les tendances successives de l'Art nouveau. À cette génération de céramistes succèdent ceux qui ont marqué les années 30 : Soudbinine, Buthaud, Mayodon, Lenoble, Decoeur, Besnard, Serré, Beyer. Enfin, les années d'après-guerre sont représentées par des œuvres de Lacaf, Jouve, Lerat, Mohy, Deblander et plus près de nous par celles de Ben Lisa, Lachens, Bayle, Champy, Girel, Varlan....

La création design, 1930-1990
Des expressions du design allemand, scandinave, italien, français illustrées des œuvres de Wagenfeld, Aalto, Franck, Stark, Szekely, Meitner, Pesce.... sont présentées en fin de parcours, ménageant des passerelles avec le domaine du verre, matériau qui, avec la céramique, préside aux Arts du feu.

Pour plus d’informations sur le musée de la faïence de Marseille :
http://www.porcelain-painters.com/MuseePastree/MuseePastre/MuseePastre.htm - Cliquez ici

Château Pastré
157 avenue de Montredon
13008 Marseille
Tél. +33 (0)4 91 72 43 47
Fax +33 (0)4 91 72 53 58
www.marseille.fr - Cliquez ici

 

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