
© galerie Madeline-Jolly

Mosaique en galets devant le musée Jean Cocteauvu
© Office de Tourisme de Menton

Le Bastion, musée Jean Cocteau
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Le musée Jean Cocteau
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Le musée Jean Cocteau
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La Salle des Mariages de l'Hôtel de ville, décorée par Jean Cocteau
© Office de Tourisme de Menton

La Salle des Mariages de l'Hôtel de ville, décorée par Jean Cocteau
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L'Amphithéâtre du Cap d'Ail
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- La céramique : une passion qui née à 68 ans

Jean Cocteau se met aux arts du feu et à la céramique vers 68 ans, lorsqu’il découvre l’atelier de Philippe Madeline et de Marie-Madelaine Jolly à Villefranche-sur-Mer en 1957. Une passion est née. Jean Cocteau devient alors l’apprenti des deux artistes avant de devenir un ami cher. Le grand artiste pousse Philippe Madeline et Marie-Madelaine Jolly à dépasser certaines limites, son imagination les
conduit tous trois vers des horizons inattendus et des effets inédits. Jean Cocteau, qui se distingua tant par ses écrits, pièces de théâtre, romans, que par son œuvre dessinée, peinte, sculptée, laisse encore une fois sa trace avec un coup de main de maître et une œuvre en céramique exceptionnelle. Jean Cocteau « tatoue » ses œuvres de lignes pures et simples, il laisse la terre cuite à nu, pour qu’elle ressemble à « une peau jeune hâlée par le soleil ». Il invente le crayon d’oxyde, petit cylindre de terre pâteuse et d’oxyde séché, pour donner à ses décors l’aspect du pastel. Jean Cocteau décrit son amour de la poterie et de la céramique dans sa “Lettre à mes amis d’Amérique” en 1958 : « Avec la poterie, c’est encore mieux. On ne songe qu’à réussir sa besogne et l’orgueil d’auteur n’y entre pas plus que dans la mesure où le boulanger se félicite d’avoir sorti un bon pain du four. Mes amis Madeline, avec qui je travaille possèdent l’espèce de petite ferme sur la montagne de Villefranche où ils m’assistent, m’aident à modeler et décorer (tatouer serait plus exact) la terre. Terre cuite qui ressemble à une peau jeune halée par le soleil. »
- La galerie Madeline-Jolly continue de promouvoir le travail de céramiste de Jean Cocteau

C’est aujourd’hui la fille des céramistes, Anne Madeline, qui s’attache à faire connaître et diffuser - à la galerie Madeline-Jolly à Toulon Sur Arroux - les éditions et les rééditions des oeuvres de Cocteau. La galerie se consacre à l'œuvre plastique et graphique de Jean Cocteau et propose de revisiter l'univers poétique de l'artiste en présentant : des céramiques de l'édition originale, des croquis d'atelier ainsi que des lithographies, gravures, sculptures et bijoux. C'est ainsi que le visiteur retrouvera à la galerie les thèmes qui ont inspiré Jean Cocteau toute sa vie : la mythologie, dont les grandes figures nourrissent le théâtre et la poésie de Jean Cocteau.
C'est son attachement au Sud, à l'Italie des étrusques qui lui donnèrent l'envie d'être céramiste.
Mais c'est également Venise et les arlequins, la Grèce, l'Espagne et la corrida, la Méditerranée et ses pêcheurs qui jalonnent son œuvre
romanesque. Visages, doubles visages, couples, profils, l'ode à la beauté est magnifiquement représentée dans les portraits, que le poète a imprimés dans la terre.
- Loin des affres angoissants de l'écriture, la céramique apporte à l'artiste un semblant de paix

Dans sa "lettre aux amis d'Amérique" publiée en 1958, Cocteau insiste sur le coté salvateur de la poterie, de la céramique et du travail en atelier qui l'éloignent des affres angoissants de l'écriture, qu'il préfère désormais éviter. Ce sont ses mains, "fidèle main-d'oeuvre au service de mon esprit et de mon coeur" qui parlent maintenant. Et celles-ci vont ébaucher, durant les six années qui précéderont sa mort, en 1963, une longue série d'objets qui seront confiés à Marie-Madeleine Jolly.
Sortiront de l'atelier de Villefranche-sur-mer des assiettes peintes, des vases décorés, des plats émaillés sertis de l'aura magique de Jean Cocteau et de la complicité artistique qui unissait le couple de céramistes et le poète. Dans son "Catalogue raisonné des poteries de Jean Cocteau", Annie Guédras, experte de l'oeuvre graphique de l'artiste, recense plus d'une centaine de modèles à exemplaires multiples, et presque autant de tirages uniques.
- Jean Cocteau et la chapelle Saint Pierre de Villefranche-sur-mer

La chapelle Saint Pierre de Villefranche-sur-mer est une chapelle des pêcheurs datant vraisemblablement de la deuxième moitié du 16e siècle. En 1957, alors qu'elle est utilisée comme remise pour les filets, Jean Cocteau offre de la décorer et de lui donner une seconde vie. Il réalise dans ce lieu de culte, un décor peint qui recouvre toute la surface intérieure de la chapelle et qui est présent également sur la façade. De nombreux artistes et artisans locaux lui apportent leur concours, dont le peintre Jean-Paul Brusset pour la mise en place des figures. Inaugurée en juin 1957, cette première chapelle peinte par Cocteau comporte cinq scènes principales, les deux premières évoquant la vie méditerranéenne et les trois suivantes relatant des épisodes de la vie de saint Pierre.
Hautement colorée, couverte de fresques vives évoquant par certains côtés le chatoiement de l’art byzantin ou l’exubérance baroque, les murs de la chapelle déploient une scénographie religieuse d’inspiration diverse parfois puisée à la source de l’histoire locale, comme cet hommage aux Saintes-Maries-de-la-Mer.
Une autre chapelle décorée par Jean Cocteau est visitable à Fréjus : Notre-Dame-de-Jérusalem, conçue par l’artiste,
et achevée en 1965 par Edouard Dermit.
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Jean Cocteau a toujours entretenu une relation privilégiée avec la ville de Menton

Nichée entre la principauté de Monaco et la Riviera Italienne, dans un amphithéâtre de montagnes ouvert sur la mer, Menton est la première des "Villes d'Art et d'Histoire" de la Côte d'Azur. Jean Cocteau
mit son génie au service de cette petite ville. Après avoir décoré la salle des mariages de l'hôtel de ville, Jean Cocteau eut envie de restaurer un bastion qu’il avait découvert en flânant. Le Bastion, fortin du XVII ème siècle, très élégant avec ses échauguettes d'angle est inséré dans la jetée du port. Cocteau va y réaliser une dernière oeuvre, son mémorial. Après l'accord de la mairie, l'artiste organise les travaux et préside la restauration de cet édifice impressionnant. Il dessine les mosaïques qui ornent le sol, celle du rez-de-chaussée et celles des embrasures des fenêtres au premier. Il conçoit les vitrines en fer forgé qui présentent des céramiques zoomorphes. Tout ici évoque l’artiste, ses plaisirs et ses tourments, ses incertitudes et ses recherches, ses amitiés. Le bastion, transformé en musée, abrite aujourd’hui une partie intéressante de l’oeuvre de l’artiste : les pastels des « Innamorati » et des animaux fantastiques. Notamment deux tapisseries somptueuses : « Judith sortant de la tente d’Holopherne » et « Les visages » et quelques oeuvres provenant des amis de l’artiste comme le « Portrait du Poète » signé Marc Avoy.
- "À Cap-d'Ail, j'ai voulu pour la Jeunesse, écrire sur le ciel et sur l'eau" Jean Cocteau

Cap d'Ail se tient paisiblement le long de la côte, à la frontière de la principauté de Monaco.
En 1957, Jean Moreau, Fondateur et Directeur du Centre Méditerranéen, invite Jean Cocteau, alors résidant au Cap-Ferrat, à venir assister à la représentation d'une pièce de Garcia Lorca donnée par les étudiants internationaux dans une petite chambre de verdure du Centre.
Séduit par le site admirable et l'atmosphère qui y règne, le poète deviendra l'un des fondateurs spirituels du Centre Méditerranéen et y reviendra inlassablement travailler et enseigner jusqu'à sa disparition en 1963.
Jean Cocteau réalise en 1958 les premières esquisses de la scène de l'amphithéâtre, qui seront modifiées de nombreuses fois par la suite. Il dessine aussi le Grand Dieu Pan. Un an plus tard, l’artiste réalise la première scène de l'amphithéâtre. De 1958 à 1961: Jean Cocteau travaille à l'acoustique du théâtre, la hauteur de la scène et les caissons de l'arrière-scène. Pendant cette période et jusqu'en 1963, il effectue aussi beaucoup de dessins pour les oeuvres en céramique du Centre.
Il y évoque la destinée humaine en inscrivant les mots "KOMODIA - TRAGODIA" (comédie - tragédie) au-dessus des caissons, et décore les portes respectivement du "Chèvre-pied" et de la "Minerve". Il sculpte en 1962 les "considérables serpents", et pose "l'Orphée gisant" sur l'horizon.
Pour plus d'informations :
- Cocteau Art : http://cocteau-art.com/default.html - Cliquez ici
- La ville de Menton : http://www.villedementon.com - Cliquez ici
- Le Cap d'Ail : http://www.provenceweb.fr/f/alpmarit/capail/capail.htm - Cliquez ici
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