En bref :

Du Desvres, les objets du temps

La Maison de la faïence et le Musée de la céramique de Desvres vous propose de découvrir dès le mois d’avril son exposition temporaire Du Desvres, les objets du temps. La production des faïenciers de Desvres et du Boulonnais est mise en scène à travers de nombreux objets sur lesquels le temps n’a pas d’emprise. Objets témoins du temps qui passe, devenus décoratifs, le regard est happé par le raffinement et la magnificence des horloges, pendulettes, baromètres ou porte-montres. Datant de la fin du XIXème siècle et du début du XXème siècle, chaque pièce illustre avec verve la patience et l’authentique savoir-faire des artisans de l’époque, de Fourmaintraux-Courquin à Gabriel Fourmaintraux, en passant par les faïenceries Verlingues et Delcourt. Des aquarelles sont aussi exposées et qui servaient de modèles aux décorateurs.
N’hésitez pas à parcourir le Musée de la céramique de Desvres qui présente aussi l’histoire de la faïence, ses secrets et sa fabrication. 

Du Desvres, les objets du temps
Maison de la Faïence - Musée de la Céramique
Rue Jean Macé - BP 107 - 62 240 Desvres
Du 7 avril à octobre 2006
Rens :03 21 83 23 23



Sèvres : la renaissance du vase de Neptune

À l’occasion de l’exposition De l’immense au minuscule, dînette et vaisselle d’ogre, organisée par le musée national de Céramique de Sèvres, l’atelier de restauration du Musée a “remonté” le vase de Neptune, sans doute considéré comme le plus grand vase de porcelaine du monde, soit 3,15 m de haut. Cette renaissance d’un vase gigantesque est un événement, car cela permet aux spectateurs de renouer avec des gestes, des techniques des siècles passés.
Le vase de Neptune a été réalisé par la Manufacture de Sèvres en 1867. Son incroyable forme et sa taille hors norme (3,15 m de haut sur 1,17 m de diamètre), représenta à l’époque un véritable challenge pour Sèvres. Assez sobre et minimaliste dans son ensemble, le vase concentre les éléments décoratifs sur ses anses, composées dans la partie haute de chevaux marins, et terminées par deux «jambes » enserrant la panse. Le vase est blanc.

Céramic Art London 2006
De l’immense au minuscule, dînette et vaisselle d’ogre
Musée national de Céramique
Place de la manufacture, 92310 SÈVRES
Jusqu’au 26 juin 2006
Rens: 01 41 14 04 20





La passion de la porcelaine :


Cliquez sur l'image et découvrez certaines des oeuvres exposées au Château de Versailles.

Auguste le Fort est un collectionneur avant tout, passionné par l’objet et par un désir de surpasser tous les cabinets de porcelaines existants. Sa fascination pour la porcelaine de Chine – une des plus anciennes et des plus répandues au monde – va le conduire jusqu’au bord de la ruine. En 1726, Auguste le Fort écrit au comte Flemming : « Ne savez-vous pas qu'il en est des oranges comme des porcelaines, que ceux qui ont une fois la maladie des uns ou des autres ne trouvent jamais qu'ils en aient assez et qu’ils en veulent avoir toujours plus. ».
Rongé par cette passion, le Prince fait aménager dans Dresde un palais entier dédié à cet art. Le Palais hollandais, bientôt appelé japonais, abrite alors les 23 210 pièces que sa collection compte. Porcelaines venues d’Extrême-Orient, mais aussi de Saxe car dans la compétition pour percer le secret de la porcelaine, c’est Saxe qui a été la plus rapide.

En 1710, un an après la découverte de la pâte dure, Auguste le Fort fonde sa manufacture de porcelaine, qu’il installe dans le château fort de Meissen afin que le secret soit bien gardé. Dans les premiers temps, ce sont des orfèvres qui donnent les modèles, puis ce sont des sculpteurs. Progressivement les peintres affinent leur  technique, et c’est toute une production de plats, de vases, de statuettes, et autres pièces de forme qui déferlent enfin sur l’Europe. 

L’exposition est tout simplement majestueuse comme fut le règne d’Auguste le Fort.

Pour plus d’informations : http://www.chateauversailles.fr

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