Visite du Musée de la Céramique de Rouen

 








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  • Rouen acquiert sa renommée en tant que centre de faïences vers la fin du XVIème siècle.

    Les pièces Rouennaises se caractérisent par des lambrequins qui tournent en étoile d’un bleu normal. Dès l’entrée, le visiteur découvre les techniques de fabrication de la faïence. C’est dans le Faubourg de Saint Sever que l’industrie de la faïence s’implante. Nous sommes en 1644, mais il faudra attendre 1645 pour que la production débute puis se développe de façon exponentielle. La Fabrique Poterat obtient un privilège de trente ans pour fabriquer de la faïence, puis cette exclusivité fut prolongée pour cinquante ans de plus. Le succès de ce lieu est dû au talent d’Edme Poterat, grand faïencier. L’industrie restera importante à Rouen jusqu’à la fin du XVIIIème siècle pour ensuite connaître un déclin brutal. Et, c’est ainsi que la dernière manufacture rouennaise fermera ses portes en 1851. Au travers des quelque quinze salles du musée : la faïence se décline sous ses formes les plus diverses et le visiteur découvre la richesse des influences qui ont marqué la céramique rouennaise. Le musée de la céramique est une véritable traversée du temps et l’on découvre avec plaisir l’évolution des décors et des techniques.

  • Les influences

    L’influence de Delft est palpable dans toute la production européenne et Rouen par sa situation géographique et son développement, y fut particulièrement réceptive. Nevers marquera aussi de son empreinte indélébile la faïence rouennaise et il est difficile de distinguer des différences entre les deux productions, tout du moins concernant les premières pièces. Le camaïeu bleu, les décors de broderie, de lambrequins à la profondeur intense et à la subtilité intemporelle resteront la marque de fabrique de la céramique de Rouen.



  • L’avis de la Gazette 

    Un musée qu’il faut aller découvrir pour la richesse de ses collections. Toutefois, le tout est assez décevant dans ses explications éparses et quasi inexistantes. Le style est un peu passé, la modernité s’est arrêtée sur le pas de la porte de l’hôtel d’Hocqueville, bond dans le passé qu’on aurait aimé plus vivant.
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