
Edouardo explique à une stgaiaire les modifications à apporter à sa pièce.

Edouardo en train de faire une démonstration.

Edouardo surveille les élèves et l'avancé de leur travaux. |
- Plutôt professeur de peinture sur porcelaine ou peintre ?
Je me considère plutôt comme un peintre.
- Comment vous est venu cette passion pour la peinture ?
Depuis que je suis tout petit, je réalise des peintures. J’ai commencé à peindre des tableaux à 12 ans dans un atelier privé au brésil. Ma maman peignait aussi sur porcelaine. Chez moi, il y avait toujours des pinceaux et de la peinture… Alors quand j’arrivais à la maison, j’essayais aussi de peindre sur la porcelaine. Plus tard, je me suis de plus en plus passionné pour ce matériau particulier. Je me sentais bien avec la porcelaine.
- Alors vous avez fini pas préférer la peinture sur porcelaine à la peinture sur tableau ?
Et bien, oui ! Sûrement parce que pour moi, la peinture sur porcelaine est plus immédiate. Il n’y pas vraiment de raison qui explique pourquoi je peins aujourd’hui plus souvent sur de la porcelaine que sur des toiles… D’ailleurs, je continue de vivre ma passion en donnant encore aujourd’hui des cours de peinture sur toile au Brésil et à Milan.
J’aime tout simplement peindre et ce quelque soit le support…
- Quelles sont toutes les techniques que vous maîtrisez en peinture sur porcelaine ?
Je fais de la manipulation de porcelaine : c'est-à-dire que je réalise tout le travail de A à Z. Je réalise l’objet, je le crée puis je le peins. Souvent on dit de la manipulation, que ce n’est pas de l’art, que les objets sont simplement manufacturés. Alors comme je fais tout: de la manipulation à la création en passant par la peinture, on ne peut pas m’accuser de ne pas faire de l’art !
Mon travail a d’ailleurs été souvent primé dans des concours au Brésil, en Italie, au Portugal… Je travaille aussi les illustrations sur la porcelaine comme les lacs japonais, les couleurs métalliques, la plume. La peinture sur porcelaine traditionnelle chinoise est aussi très intéressante…
- Avez vous suivi une formation ?
Je suis un autodidacte car au Brésil, il n’y a pas vraiment d’école, plutôt des ateliers. En deux mois, je connaissais la technique brésilienne. Mais pour réellement la maîtriser, il m’a fallu 8 à 10 ans.
Pour quelqu’un qui pratique la porcelaine régulièrement mais de manière ludique, maîtriser la technique brésilienne nécessite de travailler trois fois par semaine pendant au moins un an. A chaque fois, il faut pratiquer pendant trois heures.
- Quelles sont les différences entre l’univers de la porcelaine au Brésil et en France ?
Les deux univers sont très éloignés l’un de l’autre. En France, il y a la Porcelaine de Limoges, de Sèvres, tout est très classique… La peinture évolue toujours et aujourd’hui on peint différemment d’il y a cinquante ans.
La France est encore un peu « vieille » dans sa porcelaine malheureusement mais elle évolue très vite et c’est cela qui est intéressant. Aujourd’hui, c’est au Brésil, en Australie et aux Etats-Unis qu'exite une nouvelle façon de peindre : moderne. Il y a de nouveaux matériaux et plus de variétés de couleurs.
Mais l’engouement pour la peinture sur porcelaine est partout le même.
- D'où vous vient votre inspiration ?
Je suis très connu pour les paysages sur porcelaine. Alors, mon inspiration je la tire de mes voyages, je fais très attention aux détails de la nature, à la lumière… Un peintre cherche toujours quelque chose pour son travail… C’est au Canada que j’ai vraiment vu de très beaux paysages, tellement colorés !
- Pourquoi avoir accepté de donner un cours à L'Atelier des Buttes Chaumont ?
Je connais Anjana Gogel, professeur de l’Atelier des Buttes Chaumont. Je l’ai rencontré lors de ma première exposition en France, en 1995 à Paris. Depuis on se retrouve toujours dans les expositions…Un peu partout. Alors pourquoi ne pas faire quelque chose ensemble ? Il faut dire que les élèves sont aussi de plus en plus intéressés par la technique brésilienne. De là, on a décidé de réaliser quelque chose ensemble et me voici donc ici!
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