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Faïence de Marseille |
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L'activité manufacturière marseillaise de la faïence remonte au moyen âge. Introduite par des ouvriers du monde arabe au début du XIIIème siècle elle est dédiée à la production de vaisselle, luminaires et carreaux. Le début du XIVème siècle voit son déclin et sa disparition. Ce n'est que plus de trois siècles plus tard que la faïence réapparaît. On en a la preuve à partir de 1679. C'est une période faste pour la faïence qui se prolongera jusqu'au début du XIXème siècle. En vedette au musée Pastré cette période est représentée par les fabriques de :
La technique décorative: Dernier quart du XVIIème siècle : La décoration n'utilise que le bleu et le manganèse (rouge-noir), elle représente des blasons familiaux, des illustrations alors à la mode comme celles d'Antonio Tempesta consacrées à la chasse ou des scènes d'inspiration littéraire antique (Ovide) ou contemporaine (l'Astrée d'Honoré d'Urfé). Premier quart du XVIIIème siècle : Progressivement la couleur manganèse disparaît au profit du seul bleu. Milieu du XVIIIème siècle:
A côté du bleu apparaissent des décors polychromes ; mais n'utilisant que des couleurs simples. On notera également un toute première utilisation de décors de fleurs représentées de manière " naturaliste ". 1750 - 1755 Apparition d'un décor central en camaïeu de jaune, qui sera très utilisé dans la seconde moitié du siècle et qui restera pour la postérité caractéristique de la fabrique Fauchier.
1755 - 1770 Les faïenciers marseillais essaient de se différencier des autres fabriques nationales en évoluant vers des décors de fleurs au naturalisme très recherché, aux couleurs vives et contrastées atteignant ainsi un baroque qui leur est propre. Cette peinture raffinée exécutée par des peintres formés à l'Académie se prolongera jusqu'en 1770.
A côté des motifs polychromes cette période verra également se développer des motifs monochromes verts ou plus rares pourpres.
La mode de la Chine dont nous avons vu précédemment les effets sur la faïencerie se renouvelle avec des motifs plus fins que les grotesques, dit "à la Pillement" avec systématisation d'oiseaux branchés en motifs secondaires sur l'aile des assiettes.
1770 - 1780 La peinture florale se rigidifie par son positionnement dans l'assiette (ou le plat qui sont les pièces les plus usitées): Un motif principal décentré vers l'aile de l'assiette composé de plusieurs fleurs dont la rose souvent disposée en nœud central du motif à partir duquel s'élèvent une ou deux hampes en V. Le motif central décentré permet de disposer deux ou trois motifs secondaires composés d'une ou de plusieurs fleurs sur l'aile.
De manière plus ou moins précoce selon les fabriques, la représentation très naturaliste des fleurs laisse place à une technique plus picturale favorisant la naissance de typologies décoratives propres à chaque fabrique. Marseille traverse une période économiquement difficile. Les Faïenciers vont donc privilégier la productivité et réduire le temps consacré au décor. La frugalité du décor sera compensée par l'utilisation d'or (dans les filets de bordure par exemple).
A côté du décor floral, la France du XVIIIème qui s'ouvre sur le monde, s'intéresse aux sciences naturelles. Les artistes peintres vont donc largement utiliser animaux, oiseaux, poissons, insectes et crustacés. Etant donnée la région on retrouvera souvent un décor dit "aux trophées de poissons"
Vers 1785 Le décor "à la reine" composé de petits bouquets et de fleurettes barbeaux dit "de barbeaux" avait été inventé pour la reine Marie-Antoinette vers 1775. Il arrive à Marseille quelques années plus tard.
La fin du XVIIIème siècle voit le déclin et la disparition des faïenceries de Marseille (1830). |
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Pour en savoir plus: Un Livre: La Faïence de Marseille de 1679 à 1830 - 1997 - musée de la faïence - 23 x 30 cm - 304 pages - 439 illustrations couleur - 19 noir - broché - Réunion des musées nationaux - Diffusion Seuil - |
Un musée:
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Attention, le musée est difficilement accessible car situé à environ 1km de l'entrée du parc, où l'on doit laisser son véhicule. Un petit train fait la navette toute les 30mn mais ne fonctionne pas entre 12h00 et 14h00. Il faut donc arriver par ex. à 9h30 si l'on veut avoir le temps de voir les collections et "d'attraper" le train de 12h00. On ne félicite pas la ville de Marseille. Un avantage: il n'y a pas foule . |